Chaque année, le sujet du traitement du cancer du sein est mis en avant à l’occasion d’Octobre Rose. Le cancer du sein touche chaque année près de 60 000 femmes en France et 10 ans après le premier diagnostic, 15 à 20 % de ces cancers récidivent. Avec plus de 76 000 nouveaux cas chaque année en France, les cancers de la femme sont un véritable enjeu de santé publique.  (source Institut Curie).

Traitement du cancer du sein : des start-up proposent des solutions

3 enjeux sont à souligner en termes de cancer : le dépistage, le traitement et le suivi. Améliorer la prise en charge, proposer des solutions innovantes pour la reconstruction mammaire, favoriser le dépistage : de nombreuses start-up ont développé des solutions pouvant faire évoluer positivement les enjeux liés au cancer du sein.

En filtrant les milliers de start-up présentes sur l’application Skopai avec les tags ONCOLOGY et MEDTECH, nous découvrons plus de 400 start-up à travers le monde.

Données issues de la plateforme Skopai

Beaucoup de progrès ont été réalisés en 40 ans dans le traitement du cancer du sein. La chimiothérapie depuis les années 1970 a démontré ainsi sa capacité à améliorer les perspectives des patients lorsqu’elle est appliquée après la chirurgie. Des traitements hormonaux ont également été ajoutés et, plus récemment, des thérapies ciblées, plus efficaces, ont progressivement réduit l’impact du cancer du sein.

Mais certaines innovations permettent d’aller encore plus loin. Ainsi, voici 5 start-up qui veulent faire évoluer le traitement du cancer du sein.

HERA-MI

Hera-MI axe ses recherches sur l’intelligence artificielle appliquée à l’imagerie médicale dans le cadre du diagnostic du cancer. Son objectif est de répondre aux enjeux sanitaires de demain en améliorant l’expérience du système de santé par l’IA.

Son ambition est de développer des solutions logicielles d’aide à la décision médicale au bénéfice des radiologues, des sénologues et des patients. Hera-MI a conçu un premier dispositif médical appelé Breast-SlimView®, un logiciel breveté d’aide à la décision en mammographie 2D et 3D pour le dépistage du cancer du sein.

OWKIN

Owkin a annoncé le 2 septembre avoir reçu la certification européenne CE-IVD (diagnostic in vitro) pour deux nouvelles solutions, dont une dédiée à la prise en charge du cancer du sein précoce. Déjà en test dans plusieurs hôpitaux français, elles reposent sur une analyse approfondie des images de pathologie numérique. Ces dernières sont obtenues grâce à la numérisation des lames histologiques (tranche d’un organe observable au microscope).

Le dispositif a été développé avec le centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy. Il permet d’évaluer le risque de récidive des patientes atteintes d’un cancer du sein précoce à partir d’images de pathologie numérique. Le score permet ensuite au médecin d’adapter sa stratégie thérapeutique. Actuellement, le risque de rechute est identifié au moyen de tests moléculaires ou génétiques coûteux et longs à réaliser. Owkin réduit le coût et le temps en utilisant l’intelligence artificielle appliquée aux données d’anatomopathologie (analyses au microscope des cellules ou tissus prélevés sur un organe) déjà récoltées pour la routine clinique. 

PRIMAA

La puissance de l’IA pour la pathologie. On connecte le logiciel de Primaa au scanner du pathologiste. Ce logiciel numérise, analyse et affiche les caractéristiques de l’échantillon issu de la biopsie réalisée sur la patiente. Les laboratoires de pathologie et les hôpitaux peuvent espérer 40% de gain de temps avec cet outil d’aide au diagnostic. La solution Primaa est une aide au diagnostic pour les cas les plus simples. Ce qui permet aux médecins de se concentrer sur les cas complexes.

LATTICE MEDICAL

L’objectif de cette start-up est de ne pas recourir à une prothèse en silicone, mais laisser le tissu se reconstruire jusqu’à ce que la prothèse ne soit plus utile. Le premier essai clinique est lancé en juillet 2022. Les tests se dérouleront sur trois ans et 50 patients, afin de vérifier la tolérance de la bioprothèse et la bonne reconstitution du sein.

Le chirurgien place un implant au niveau du sein, comme un implant en silicone. Mais celui-ci est vide. Fabriqué par impression 3D, il est adapté à la forme du sein. Le chirurgien vient ensuite prélever un peu de tissu adipeux, qu’il va mettre à l’intérieur de la prothèse. Pour laisser ensuite ce tissu se multiplier en se régénérant.

RESILIENCE

Cette start-up a développé une application mobile dédiée au télé-suivi des personnes atteintes d’un cancer, en collaboration avec le centre Gustave Roussy. Les patients peuvent ainsi mieux comprendre et vivre leurs traitements. De son côté, l’équipe soignante peut récolter des données en temps réel pour ajuster le suivi. 

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Vous souhaitez définir votre écosystème de start-up en lien avec la Medtech ou la Healthtech ? Contactez nos experts dès à présent : https://www.skopai.com/rendez-vous/

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